samedi 3 avril 2010

La Rome de Joachim du Bellay

Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome

Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n'aperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme.

Vois quel orgueil, quelle ruine : et comme
Celle qui mit le monde sous ses lois,
Pour dompter tout, se dompta quelquefois,
Et devint proie au temps, qui tout consomme.

Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tibre seul, qui vers la mer s'enfuit,

Reste de Rome. O mondaine inconstance !
Ce qui est ferme, est par le temps détruit,
Et ce qui fuit, au temps fait résistance.

vendredi 2 avril 2010

Le centre historique

Découverte du centre historique pour le premier jour, comme le proposent toutes les agences de voyage. Nous contournons le Palatin pour trouver le Capitole. Des murs de briques partout, des peintures au détour d’un chemin, nous sommes dans un musée à ciel ouvert.

Où sommes nous? Est ce que nous sommes dans le centre historique ?

Est ce Rome ? ou est ce une partie du centre ? Est on vraiment en ville ?

Où est la ville ?


Le long de la via Imperia, les couches se superposent, nous partons du sol à l’époque romaine pour arriver en haut, sur le toit du Vittoriano en ascenseur de verre du XXème ou XXIème siècle.


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La foule est là, sans plus, ce n’est ni l’hiver ni le printemps, il manque juste un peu de lumière pour faire de belles photos.

Les musées Capitolins, à la rencontre de la statue de Constantin.

En position assise, elle mesurait 10 mètres de haut. La photo du pied est partout dans Rome, sur des calendriers, des cartes postales ou des posters. Le pied seul ou avec un chat endormi entre deux orteils, de toute façon elle est impressionnante. Mes pointures 45 n'ont qu'à bien se tenir!




Nous
rentrons dans le Palais des Conservateurs. But premier et affichés pour nos ados, voir la louve, mais la louve est partie avec Remus et Romulus pour Berlin….
Est-ce que ça se fait ? S’en aller à Berlin alors que nous arrivons à Rome ?
Heureusement, le Palais des Conservateurs est une petite merveille en soit.
Il nous reste les murs, les plafonds et les sols … et les quelques pièces qui restent à admirer , un peu perdues au milieu des caisses de déménagement et des piedestals vides qui nous gênent un peu.

Certaines sont quand même belles et bien connues ...



Ici aussi, comme à l’extérieur c'est un furieux mélange d'époques, des inscriptions sur les murs et des peintures murales faussement romaines, des plafonds à caisson renaissance ....




Pour finir par un écrin contemporain construit pour abriter la statut de Marc Aurèle.
Il nous a coupé les pattes, Marc Aurèle du haut de son cheval. Assis tous les quatre sur les quelques marches qui mènent à la pièce, nous étions KO. Debout depuis 4 heures et demi, la pose s'impose!



Quelques coups d'oeil rapides encore, mais nous devons abandonner la partie.



Le voyage

Il y a du vent dans les voiles ce matin. Météofrance avait déclenché l’alerte orange pour la tempête. Après une grève la semaine passée à l'aéroport, est ce que nous allons bien pouvoir décoller ?

Notre taxi est bien là mais un ralentissement nous bloque sur la bretelle de l’autoroute qui mène à Orly. Pas de chance, un accident de voiture un dimanche matin à 5h 30? L’attente … petite avancée sur petite avancée, heureusement nous avions un peu d’avance et la petite allure devrait nous permettre d’arriver dans les temps.

Un peuplier s’est cassé et barre la route. Les voitures s'écoulent sur une seule file. Mais alors, si les arbres se couchent sur la route, est ce que les avions décollent ? Le doute s'installe dans la voiture.

Ouf! la première hôtesse qui ouvre la voie vers l’enregistrement nous confirme que c’est bon ! Par contre l’avion de Toulouse lui ne décollera pas, l’ouest de la France est inaccessible.

Le suspens va se prolonger quand même, les portes de la soute sont mal placées par rapport au vent. Les avions sont fragiles, nous devrons changer de quai d’embarquement pour pouvoir partir sans trop de retard. Compte tenu de ce qui s'est passé dans l'ouest de la France ce jour là, nous avons eu beaucoup de chance.


Au dessus des nuages, le soleil brille fort, il est bas à la fin février. Nous avons vu peu de choses, les trous des nuages étaient rares, mais Clément a repéré Audrey Tautou dans l’avion. Il nous semble qu’elle pourrait se payer mieux qu’EasyJet, mais sait on jamais !

Nous sommes chahutés dans la carlingue par les bourrasques de vent.
Je n'en mène pas large comme on dit familièrement.

"Nous avons un petit problème" nous annonce une hôtesse après une grosse bourrasque. Il ne nous manquait plus que ça ...qu'est ce qu'il se passe? un problème de quoi?

Un problème de monnaie!!! pour ceux qui souhaitent acheter des produits chics mais moins chers!




Nous sommes chahutés dans le car par la conduite latine.

Mais l’herbe est ici d’un vert tendre, les pins vert foncé, les lauriers sont là même s’ils n’ont pas de fleurs et les buissons déjà jaunes. Le printemps est là.
Quand nous descendons du car, nous sommes tous les 4 un peu vaseux. Nous avons quitté Paris plongé dans le noir et le silence. Nous débarquons dans la lumière et le bruit.