samedi 3 avril 2010

Le vatican

La place Saint Pierre un matin de début mars, pratiquement vide de touristes et avec du soleil. C'est impossible de se rendre compte de la taille et de l'envergure de ce qui nous entoure.
Il faut voir passer une voiture de nettoyage "normale" pour comprendre, ou bien imaginer le nombre de personne que l'ont peu faire entrer ici un jour de fête.


Deuxième grand sujet d'admiration, la colonnade du Bernin. C'est vrai que les occasions ne manquent pas de voir la place St Pierre sur nos petits écrans ... mais il faut vraiment y être pour comprendre ce qu'a voulu faire l'architecte et apprécier.
Sur la première photo, un petit rond apparaît au sol. Si nous nous plaçons sur ce rond, la perspective nous renvoie l'image d'une seule rangée de colonnes au lieu des quatre.
Un petit jeu qui nous laisse imaginer le remue méninges de l'architecte ...
L'obélisque du centre date du 1er siècle avant JC, taillé en Egypte. Il fut apporté ensuite à Rome par Caligula pour le placer dans son cirque.
Le pape Sixte Quint le fit placer au centre de la place.
Il ne choque pas ...sans connaitre son cheminement, il nous semble normal de le voir là. Est ce l'habitude de notre obélisque sur la place de la concorde?
Ceci dit, ce serait intéressant de comparer la taille des deux places.... Je cherche les mesures de la place de la concorde pour comparer. Lequel tient dans l'autre? A votre avis?


La Pieta de Michel Ange.
J'aurai préféré la voir en plongé, de cette façon, nous perdons la vision du visage du Christ.
L'immensité de l'environnement, le brouhaha permanent et la vitre qui nous sépare gênent le recueillement.
C'est ainsi dans toute la basilique, c'est beau, de style uniforme, mais nous perdons un peu le sens du lieu.


La basilique est immense et vide de chaise ou de banc sauf dans la chapelle d'abside derrière le baldaquin. A elle seule, cette chapelle a la taille d'une église "normale".
Le guide vert nous dit très justement qu'ici les "proportions sont si justes que la démesure reste mesure". La phrase est entre guillemets mais, il ne nous est pas dit qui en est l'auteur.



Le baroque n'est pas vraiment la période que je préfère. Ma préférence restera à la basilique de Vezelay ou à Saint Lazare d'Autun ou même les autres basiliques de Rome.
La visite guidée des fouilles nous permet de voir une maquette de l'ancienne basilique ... il faut aller la voir ainsi que les tombes des premiers chrétiens et celle de saint Pierre. Lors de cette visite, nous nous trouvons sous le cœur de la basilique. Nous pouvons voir des caveaux de famille et la tombe de saint Pierre, là où tout à commencé. Pour le recueillement, la méditation ou la prière, le lieu est préférable.
Mais je reconnais quand même que la palette de marbre est impressionnante. C'est l'amateur de Cailloux qui a aimé cette visite. J'aurai aimé en savoir plus sur leur provenance, où la nature nous permet-elle de trouver toutes ces couleurs?


Allez! il fallait bien les photographier! Ce sont eux qui nous ont ouvert la voie pour accéder à la nécropole païenne et au tombeau de Saint Pierre sous la basilique. Des fouilles ont été réalisées entre 1939 et 1950. Tout est à voir, encore faut il réserver auparavant.
Dans ces cas là, les garçons sont toujours ravis d'aller là où tout le monde ne va pas.

La Rome de Joachim du Bellay

Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome

Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n'aperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme.

Vois quel orgueil, quelle ruine : et comme
Celle qui mit le monde sous ses lois,
Pour dompter tout, se dompta quelquefois,
Et devint proie au temps, qui tout consomme.

Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tibre seul, qui vers la mer s'enfuit,

Reste de Rome. O mondaine inconstance !
Ce qui est ferme, est par le temps détruit,
Et ce qui fuit, au temps fait résistance.

vendredi 2 avril 2010

Le centre historique

Découverte du centre historique pour le premier jour, comme le proposent toutes les agences de voyage. Nous contournons le Palatin pour trouver le Capitole. Des murs de briques partout, des peintures au détour d’un chemin, nous sommes dans un musée à ciel ouvert.

Où sommes nous? Est ce que nous sommes dans le centre historique ?

Est ce Rome ? ou est ce une partie du centre ? Est on vraiment en ville ?

Où est la ville ?


Le long de la via Imperia, les couches se superposent, nous partons du sol à l’époque romaine pour arriver en haut, sur le toit du Vittoriano en ascenseur de verre du XXème ou XXIème siècle.


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La foule est là, sans plus, ce n’est ni l’hiver ni le printemps, il manque juste un peu de lumière pour faire de belles photos.

Les musées Capitolins, à la rencontre de la statue de Constantin.

En position assise, elle mesurait 10 mètres de haut. La photo du pied est partout dans Rome, sur des calendriers, des cartes postales ou des posters. Le pied seul ou avec un chat endormi entre deux orteils, de toute façon elle est impressionnante. Mes pointures 45 n'ont qu'à bien se tenir!




Nous
rentrons dans le Palais des Conservateurs. But premier et affichés pour nos ados, voir la louve, mais la louve est partie avec Remus et Romulus pour Berlin….
Est-ce que ça se fait ? S’en aller à Berlin alors que nous arrivons à Rome ?
Heureusement, le Palais des Conservateurs est une petite merveille en soit.
Il nous reste les murs, les plafonds et les sols … et les quelques pièces qui restent à admirer , un peu perdues au milieu des caisses de déménagement et des piedestals vides qui nous gênent un peu.

Certaines sont quand même belles et bien connues ...



Ici aussi, comme à l’extérieur c'est un furieux mélange d'époques, des inscriptions sur les murs et des peintures murales faussement romaines, des plafonds à caisson renaissance ....




Pour finir par un écrin contemporain construit pour abriter la statut de Marc Aurèle.
Il nous a coupé les pattes, Marc Aurèle du haut de son cheval. Assis tous les quatre sur les quelques marches qui mènent à la pièce, nous étions KO. Debout depuis 4 heures et demi, la pose s'impose!



Quelques coups d'oeil rapides encore, mais nous devons abandonner la partie.



Le voyage

Il y a du vent dans les voiles ce matin. Météofrance avait déclenché l’alerte orange pour la tempête. Après une grève la semaine passée à l'aéroport, est ce que nous allons bien pouvoir décoller ?

Notre taxi est bien là mais un ralentissement nous bloque sur la bretelle de l’autoroute qui mène à Orly. Pas de chance, un accident de voiture un dimanche matin à 5h 30? L’attente … petite avancée sur petite avancée, heureusement nous avions un peu d’avance et la petite allure devrait nous permettre d’arriver dans les temps.

Un peuplier s’est cassé et barre la route. Les voitures s'écoulent sur une seule file. Mais alors, si les arbres se couchent sur la route, est ce que les avions décollent ? Le doute s'installe dans la voiture.

Ouf! la première hôtesse qui ouvre la voie vers l’enregistrement nous confirme que c’est bon ! Par contre l’avion de Toulouse lui ne décollera pas, l’ouest de la France est inaccessible.

Le suspens va se prolonger quand même, les portes de la soute sont mal placées par rapport au vent. Les avions sont fragiles, nous devrons changer de quai d’embarquement pour pouvoir partir sans trop de retard. Compte tenu de ce qui s'est passé dans l'ouest de la France ce jour là, nous avons eu beaucoup de chance.


Au dessus des nuages, le soleil brille fort, il est bas à la fin février. Nous avons vu peu de choses, les trous des nuages étaient rares, mais Clément a repéré Audrey Tautou dans l’avion. Il nous semble qu’elle pourrait se payer mieux qu’EasyJet, mais sait on jamais !

Nous sommes chahutés dans la carlingue par les bourrasques de vent.
Je n'en mène pas large comme on dit familièrement.

"Nous avons un petit problème" nous annonce une hôtesse après une grosse bourrasque. Il ne nous manquait plus que ça ...qu'est ce qu'il se passe? un problème de quoi?

Un problème de monnaie!!! pour ceux qui souhaitent acheter des produits chics mais moins chers!




Nous sommes chahutés dans le car par la conduite latine.

Mais l’herbe est ici d’un vert tendre, les pins vert foncé, les lauriers sont là même s’ils n’ont pas de fleurs et les buissons déjà jaunes. Le printemps est là.
Quand nous descendons du car, nous sommes tous les 4 un peu vaseux. Nous avons quitté Paris plongé dans le noir et le silence. Nous débarquons dans la lumière et le bruit.